Xavier Sadourny : "à nous de faire en sorte qu'ils repoussent leurs festivités"

Par Arthur Maléo le 4 avril 2013

INTERVIEW. Présent en conférence de presse ce matin, Xavier Sadourny nous a livré son analyse avant le déplacement du LOU à Oyonnax, ce dimanche à 14h00. 

Xavier Sadourny : "à nous de faire en sorte qu'ils repoussent leurs festivités"
©Marc Galaor/LOU Rugby

Si l’entraîneur lyonnais a confiance en ses joueurs pour aller chercher un succès au Stade Charles Mathon, il est bien conscient que le défi sera de taille, contre un adversaire qui ne réussit pas vraiment au LOU Rugby... 
"Il va falloir faire un très bon match si l'on veut s'imposer à Oyonnax. Je sens le groupe plus fort en cette fin de saison, avec cette série de quatre matchs sans défaite, notre meilleur bilan cette saison [...] Gagner à Oyonnax serait un véritable exploit car ils sont invaincus chez eux cette saison. Et surtout le LOU n'y a jamais gagné ! Mais nous sommes capables d'aller chercher cet exploit. Tous les points comptent et nous n'avons plus le loisir d'en laisser en route. Maintenant, si l'on venait à perdre, la saison ne sera pas finie pour autant." 

En cas de circonstances favorables ce week-end, l'US Oyonnax pourrait, en battant le LOU, valider mathématiquement sa montée en TOP 14. Une situation qui rappelle étrangement celle des lyonnais, un certain 17 avril 2011 au Stade de Gerland... 
"Je me souviens de ce match effectivement (ndlr : défaite du LOU contre Oyonnax, 18-19). Avec du recul, je pense que nous n'avions pas assez bien préparé cette rencontre. Nous étions trop focalisés sur l'engouement que suscitait ce rendez-vous : la délocalisation à Gerland, la possibilité d'être champion, etc. Oyonnax, qui n'avait plus rien à jouer, pouvait sauver sa saison en gagnant chez nous. Dimanche, les rôles sont inversés mais pas à 100% car mathématiquement, c'est un match capital pour nous et ils le savent. Pour eux, ce sera important de gagner, pour pourquoi pas célébrer leur montée devant leur public : à nous de faire en sorte qu'ils repoussent leurs festivités."