Sadourny : « Il va falloir avoir la rage chaque week-end »

Le 19 septembre 2012

INTERVIEW. Cette semaine, nous avons rencontré en exclusivité l'entraîneur lyonnais Xavier Sadourny, avec qui nous revenons sur les causes de la défaite à Albi, le statut du LOU ou encore la réception de La Rochelle, ce samedi. 

Sadourny : « Il va falloir avoir la rage chaque week-end »
Marc Galaor/LOU rugby

Xavier, le LOU s’est lourdement incliné à Albi ce week-end (35-24). Comment expliques-tu cela ?
"Nous avons manqué de trop de choses pour prétendre à la victoire. Les quatre essais sont anecdotiques, nous sommes passés à travers. Cela arrive dans le sport mais le plus important maintenant est de trouver les solutions pour que cela ne se reproduise pas. On ne va pas pour autant tout révolutionner et remettre en question le travail que l’on mène depuis le début de la saison. C’est une grosse défaite qui j’espère nous servira à rebondir."

L’équipe s’était-elle vue « trop belle » avant d’aborder ce déplacement, comme nous avons pu l’entendre ?
"Les gens peuvent le penser, je ne sais pas. Nombreux nous mettent dans la peau de l’ultra favori ; après, nous, on travaille en essayant de faire abstraction de ce contexte. On se doit d’être à la hauteur de notre statut mais on savait très bien qu’il serait dur de gagner à Albi. Nous n’avons pas pris ce match de haut." 

Quels sont les problèmes à gommer ?
"Beaucoup de choses n’ont pas marché ce week-end à Albi. C’est un ensemble. On n’avait peut-être pas la rage que l’on avait sur les premiers matchs ; c’est difficile de l’avoir chaque week-end et pourtant il va falloir l’avoir chaque week-end. Si on veut atteindre nos objectifs, il va falloir s’en donner les moyens." 

Image - @MarcGalaor/LOU Rugby

Les pépins physiques s’accumulent match après match : simple malchance ou signe de fatigue ?
"Les joueurs sont bien préparés. Nous sommes en début de saison donc ils ne sont pas fatigués. Les blessures actuelles ne peuvent pas nous servir d’excuses. Malheureusement, cela fait partie du sport, qui plus est dans le rugby qui est un sport d’engagement. Il faut faire avec. C’est d’ailleurs le lot de toutes les équipes. On savait que ce premier bloc de cinq matchs allait être long. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, nous n’avons pas un effectif pléthorique, notamment devant."

Deux victoires à domicile, un nul et une défaite à l’extérieur : faut-il y voir une coïncidence ?
"Sur ce début de saison, force est de constater que nous sommes plus à l’aise à la maison qu’à l’extérieur. Mais avec l’objectif qui est le nôtre, il va falloir aller chercher des points à l’extérieur." 

Le LOU retrouve le Matmut Stadium, samedi (18h45), avec la réception de La Rochelle. Comment juges-tu cette équipe, présentée également comme un prétendant à la montée ?
"La Rochelle est passée à travers sur son premier match, contre Oyonnax. Mais c’est l’une des équipes que je crains le plus car elle a un énorme potentiel et c’est l’une des plus complètes, davantage qu’Oyonnax par exemple. Avec des joueurs talentueux, on sent qu’elle progresse chaque week-end. Ce sera un match compliqué." 

« La défaite à Albi ne change rien au fait qu’il aurait fallu quoi qu’il arrive s’imposer contre La Rochelle »

Peut-on qualifier ce rendez-vous de match capital ?
"La défaite contre Albi ne change rien au fait qu’il aurait fallu quoi qu’il arrive s’imposer contre La Rochelle. A domicile, nous nous devons de gagner tous nos matchs. Avec la manière c’est mieux, mais il faut d’abord gagner. Eux, ils viendront pour nous y empêcher. C’est un rendez-vous important pour les deux équipes. A nous de plus provoquer les choses, être plus précis et plus conquérants pour arriver à nos fins." 

Ce match, contre un concurrent direct, arrive-t-il finalement au bon moment pour se remobiliser ?
"A l’instar du match piège, je ne crois pas trop à tout ça. La Rochelle n’est pas le match idéal, celui d’Albi n’était pas le match piège car nous étions prévenus du défi qui nous y attendait. Il faut gagner, point."