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PRISE D'INTERVALLE avec...Philippe DELANNOY

Le 3 juin 2005
Pour tout savoir sur l'emblématique capitaine du LOU Rugby...Tête à tête avec Philippe DELANNOY
PRISE D'INTERVALLE avec...Philippe DELANNOY

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« Prise d’intervalle » : une opportunité de mieux connaître les acteurs de l’aventure LOU, sur et hors du terrain. Tout sur…Philippe DELANNOY

NOM, prénom : DELANNOY, Philippe

1m92 et 111kg

33 ans

Né à Trévoux le 10/03/1972

Vit en concubinage

Troisième ligne centre

3 soeurs

Arrivée au LOU : 1988 jusqu’en 1997 puis 2002

Clubs précédents : Trévoux (3 mois) puis Villefranche / Belleville / LOU Rugby / Viry Châtillon

1 convocation chez les Barbarians (saison 2004/2005)

Professeur d’EPS au collège Longchambon

Palmarès : 1/16ème finale Reichel ; Champion de 2ème division ; Champion Fédérale 2 ; Finaliste de PRO D2

#gras##rouge#TETE A TETE#gras##rouge#

« Parles-nous un peu de cette fin de saison avec le LOU ? »

« C’est une fin de saison palpitante, avec une demi finale à la maison qu’on maîtrise bien en réalisant un match de grands garçons. On gagne grâce à un très bon collectif et de très fortes individualités, je pense notamment à Salim TEBANI, Jérémie FLEURUS, Gérald GAMBETTA ou Benoît BELLOT qui ont réalisé une très grosse performance. C’est une belle récompense pour tout un groupe et j’espère que l’on continuera sur la même lancée la saison prochaine. »

« On a l’impression que le groupe monte en puissance et que tout est possible… »

« Lorsqu’il s’agit de phases finales, tout est possible, c’est clair. Concernant le groupe, il y a eu pas mal de remaniement à l’intersaison et on a eu besoin de temps pour trouver les automatismes et pour que la bonne ambiance du vestiaire se retranscrive sur le terrain. On s’aperçoit maintenant que ça va de mieux en mieux et c’est très positif. »

« Quelles sont selon toi les chances de montée dès cette année ? »

« On ne calcule pas comme ça. On a une finale à jouer et quand on est pas Toulousain ça ne se produit pas si souvent que ça ! (Rires) A partir de là, il faut profiter de ce match et jouer notre coup à fond. Après, si on a la chance de se mesurer à Pau qui est une équipe de TOP 16, ça peut être un match fantastique que l’on jouerait pour gagner évidemment. Si jamais il advenait que l’on monte dès cette année, il faudrait alors que le club se structure sportivement à la vitesse grand V, comme il avait su le faire lors de la montée de Fédérale à la PRO D2. »

« Racontes-nous tes débuts dans le rugby ? »

« C’est un ami qui m’a initié au rugby. A l’époque il jouait à Belleville sur Saône mais moi, étant très jeune, je ne pouvais pas me déplacer. J’ai donc débuté à Trévoux en Benjamin (11 ans). Malheureusement, l’entraîneur était absent une fois sur deux. J’ai donc terminé la saison à Villefranche. Ensuite j’ai eu l’âge d’avoir une mobylette et je suis parti jouer à Belleville. »

« Tu as eu un parcours rugbystique un peu atypique… »

« Je suis arrivé au LOU en junior Reichel. On fait une ou deux saisons plutôt positives puisqu’on perd deux fois de suite en 1/16ème de finale contre Grenoble, malheureusement pour nous…Ensuite, j’ai intégré l’effectif de l’équipe première à 18 ans environ. Tout s’est très bien passé puisqu’il y avait pas mal de joueurs d’expérience qui descendaient des divisions supérieures. On a été champion de France (du groupe B à l’époque), ce qui fut un super souvenir. On est monté en groupe A dans lequel il y avait à l’époque 30 équipes. Le club a alors connu quelques problèmes et le groupe s’est dissout. On est redescendu en groupe B, j’étais à ce moment capitaine de l’équipe et on a vécu une saison très difficile. Je suis parti lors de l’intersaison durant laquelle le club était redescendu en Fédérale 1. Je suis alors allé vivre en région parisienne car entre temps j’avais obtenu mon CAPES. Je suis devenu professeur d’EPS et comme je débutais je suis parti travailler là où il y avait de la place…J’y suis resté cinq ans pendant lesquels j’ai joué à Viry Châtillon. J’ai connu là bas une montée de Fédérale 2 à Fédérale 1, on avait un bon groupe avec pas mal d’expatriés de Montpellier, de Grenoble, de Clermont Ferrand…Après deux saisons en Fédérale 1, Jean-Henri TUBERT m’a contacté, à ma grande surprise et surtout pour mon plus grand bonheur. J’étais très heureux de revenir sur Lyon et au LOU en particulier. C’était un gros challenge pour moi car à ce moment là je faisais pas loin de 120kg et ma condition physique était loin d’être optimale…Mais bon, j’ai beaucoup travaillé et j’ai pu intégré le groupe rapidement. »

« Tu as vécu une histoire d’amour avec le LOU en deux étapes… »

« Revenir ici constituait un gros défi pour moi car j’avais fait le choix de la convivialité plutôt que celui du professionnalisme. J’ai vécu ici de fabuleuses années en junior et revenir dans ce club pour y finir ma carrière, c’est superbe. D’autant plus que l’on effectue de très belles saisons. »

« Qu’est ce que représente pour toi le capitanat ? »

« C’était une grande surprise au départ. Je pense que c’était surtout du à mon âge ! (Rires) Le groupe est composé de grands garçons, ce n’est donc pas si difficile d’en être le capitaine. Ce que je voudrais surtout souligner par rapport à ça, c’est ma grande fierté d’avoir cette responsabilité, parce que c’est un club que j’aime et c’est très glorifiant. Ce n’est que du bonheur. »

« Comment pourrais-tu qualifier le groupe de joueurs du LOU ? »

« Courageux, solidaire et en devenir. »

« Quelle est ta perception du rugby pro ? »

« Je pense que c’est quelque chose de très bien. Cela permet aux joueurs qui veulent se perfectionner physiquement ou techniquement d’avoir du temps pour s’entraîner et récupérer. C’est véritablement une chance de pouvoir être rémunéré en vivant sa passion. »

« Qu’est ce que tu aimes le plus dans le rugby ? »

« Ce que j’aime par-dessus tout, c’est la convivialité. Et la chance du rugby, c’est que le professionnalisme ne pourra jamais tuer cela, parce que c’est nécessaire pour que cela marche bien dans une équipe. Il suffit de regarder l’évolution de la saison de l’équipe de Clermont pour se rendre compte que cette convivialité est nécessaire pour qu’un groupe tourne bien. Et comme le dit si bien Jean-Henri (TUBERT), le rugby est le seul sport collectif de combat. C’est donc primordial. »

« Parles-nous un peu de ton métier de prof ? »

« Ce n’était pas une vocation. Et finalement je me régale, car c’est un vrai bonheur de participer à l’épanouissement physique, social et psychologique des enfants. J’essaie de les initier au rugby, évidemment ! On essaie de lancer une structure sportive, un peu à l’instar de celle de Jean-Henri TUBERT, avec une Association Sportive Rugby. C’est maintenant une activité qui fait complètement partie de la programmation. Et j’espère que le 8ème arrondissement deviendra l’arrondissement rugby de Lyon ! (Rires) D’autant plus que c’est une activité réellement adaptée à l’éducation, car le rugby mélange un investissement personnel important avec un cadre social et des règles à respecter. C’est un outil très intéressant pour l’enseignement. »

« Pour terminer, comment envisages-tu ton avenir proche et post-rugby ? »

« Je suis déjà très malheureux de ne pas participer à cette finale. Pour le groupe il y a une super fin de saison à vivre. J’ai le souhait que ce groupe se stabilise en vue de la saison prochaine en poursuivant sur la lancée de cette année, en l’étoffant un peu évidemment. Pour ma fin de carrière, j’aimerais bien sûr vivre une montée en TOP 14 avec le LOU. Après le rugby, j’aimerais accorder plus de temps à ma famille. En étant pluriactif, on a peu de temps pour soi finalement. J’aurai vécu de belles années de rugby et j’ai pu m’investir à fond jusqu’à la fin de ma carrière. J’en remercie d’ailleurs Jean-Henri, grâce à qui je vis une fin de carrière véritablement passionnante. Après il sera temps de passer à autre chose… »

#gras##rouge#TAT AU TAC#gras##rouge#

Ta vertu préférée : « Le courage »

Le principal trait de ton caractère : « La discrétion »

La qualité que tu préfères chez les hommes : « La franchise et la convivialité »

La qualité que tu préfères chez les femmes : « La tendresse »

Ton principal défaut : « La maladresse »

Ta principale qualité : « La générosité »

Ce que tu apprécies le plus chez tes amis : « La fidélité et la générosité »

Ton occupation préférée : « Sous la couette ! » (Rires)

Ton rêve de bonheur : « Ce que je vis actuellement »

Où aimerais-tu vivre : « Je suis bien dans la banlieue Lyonnaise, mais je serais encore mieux en bord de mer »

Ta nourriture préférée : « Le saucisson au vin et le couscous »

Ta boisson préférée : « Le Morgon »

Ce que tu détestes par-dessus tout : « Les choux de Bruxelles »

Le don de la nature que tu voudrais avoir : « Des abdominaux...»

Ton surnom : « J’en ai beaucoup, mais Filou est le plus discret ! »

#gras##rouge#AUTOPORTRAIT#gras##rouge#

Avare ou généreux ? « Généreux »

Dragueur ou timide ? « Timide »

Blagueur ou rieur ? « Rieur »

Fêtard ou sérieux ? « Fêtard »

Bière ou menthe à l’eau ? « Bière »

Salade verte ou cassoulet ? « Cassoulet »

Travailleur ou feignant ? « Feignant »

Accessible ou fermé ? « Accessible »

En soirée, danseur ou tchatcheur ? « Tchatcheur »

Défenseur ou attaquant ? « Défenseur »

Ciné ou théâtre ? « Ciné »

Village ou grande ville ? « Village »

Rugby pro ou rugby champêtre ? « Les deux !»

Dans l’ombre ou sous les projecteurs ? « Dans l’ombre »

Capitaine gueulard ou diplomate ? « Diplomate »

Mauvais perdant ou beau joueur ? « Mauvais perdant »

Et aux cartes ? « C’est la même chose ! (rires) Je déteste perdre !»

#gras##rouge#VU PAR… #gras##rouge#

Philippe vu par…Cédric CHAUBEAU (avec qui il étudiait au Collège avant de jouer ensemble en junior au LOU)

CC : « Philippe DELANNOY est un monstre de gentillesse, de générosité et d’humilité qui depuis des années me supporte, lui et sa famille, puisque régulièrement je vais « squatter » chez eux. Il faut aussi savoir que Philippe a plusieurs facettes qu’on ne connaît pas. Par exemple, il a tourné dans un sitcom il y a quelques années qui s’appelait « Hélène et les garçons ». Ca n’a pas beaucoup marché et ça avait été un massacre avec Hélène ! (Rires) Il s’est aussi essayé à la chanson. Son seul titre a été « Je te survivrai ». Mais face au succès il a décidé de raccrocher… (Rires) »

Propos recueillis par N.G.