Loursac : "Si nous avons de l'orgueil, c'est le moment de le montrer"

Par Arthur Maléo le 17 janvier 2013

INTERVIEW. Faisant partie des cadres de l'équipe depuis plusieurs saisons, Romain Loursac s'est longuement confié sur la situation du club, actuellement plongé dans une mauvaise passe sportivement. 

Loursac : "Si nous avons de l'orgueil, c'est le moment de le montrer"
Marc Galaor/LOU rugby

Romain, dans quels secteurs de jeu le LOU a-t-il pêché samedi à Béziers (ndlr : défaite 20 à 16) ?
RL : Nous avons eu beaucoup de mal en conquête. Même si la touche a été mieux, nous avons été trop pénalisés en mêlées. Derrière, on n’a pas su trouver les solutions pour inquiéter les biterrois. Enfin, sur le défi physique, nous avons subi sur tous les impacts : à partir de là, on ne pouvait pas s’imposer.

Le LOU vient de concéder une quatrième défaite consécutive et coince toujours, malgré la coupure...  
RL : Nous avons attaqué l’année 2013 avec beaucoup d’envie. La pause de deux semaines nous a fait du bien, le stage s’est très bien passé. Mais cela ne se traduit toujours pas sur le terrain. Nous sommes tous conscients de la situation mais pour l’instant, on a du mal à trouver les solutions. On travaille, mais cela ne paye pas le week-end. Nous sommes à la recherche d'un déclic qui j’espère arrivera très vite. 

Image - ©Marc Galaor/LOU Rugby

D’où vient ce mal, qui commence à être récurrent ? 
RL : Quand une équipe est dans une spirale négative, on peut tout remettre en cause : du pilier à l’arrière, du buteur au troisième-ligne, des entraîneurs aux dirigeants, etc. Je pense que c’est un problème global. Nous devons tous nous remettre en cause individuellement pour que cela se traduise collectivement. Mais personne n'est moins responsable qu’un autre sinon on n’en serait pas là actuellement. 

"On se doit de réagir pour nos supporters"

De l’extérieur, on commence à reprocher à l’équipe un certain manque d’investissement, de réaction. Quel est ton sentiment là-dessus ? 
RL : Quand on nous voit jouer, je comprends que l’on puisse avoir la sensation de voir une équipe sans orgueil, sans âme. C’est triste à dire. Nous sommes les premiers affectés par ce qu'il se passe. Il nous manque une réaction d’orgueil ; elle tarde à venir, ce que je n’explique pas. Maintenant, il reste des matchs et nous gardons espoir ; pour rebondir il va falloir que chacun se rende compte que l’on ne peut pas continuer sur ce rythme-là. Cela devient une faute professionnelle. 

La réception de Brive ce dimanche s’annonce capitale. Une affiche qui était également l’un des tournants de la saison dernière. Y vois-tu une similitude ? 
RL : En effet, l’an dernier, la réception de Brive était en quelque sorte le match pour le maintien et ils étaient venus gagner chez nous. C’est un mauvais souvenir. Aujourd’hui, ils restent sur un revers à domicile contre Carcassonne et vont avoir à cœur de se relancer. Tout comme nous ! On se doit de réagir par rapport aux derniers résultats et pour nos supporters, qui sont encore nombreux derrière nous cette année. Si nous avons de l’orgueil, c'est le moment de le montrer. Et ce dès dimanche.