TETE A TETE AVEC MATHIEU RENAUD

Par Amélie Buchon le 7 février 2008
A l'heure où le LOU affrontait Toulon à Mayol, Mathieu Renaud, Responsable Commercial du club, disputait les phases finales de la Coupe de France de Karaté Contact. Il nous raconte son quotidien partagé entre rugby et arts martiaux…
TETE A TETE AVEC MATHIEU RENAUD

Une fois n’est pas coutume, c’est loin du pré que nous sommes allés trouver notre cible du jour. A l'heure où le LOU affrontait Toulon à Mayol, Mathieu Renaud, Responsable Commercial du club, disputait les phases finales de la Coupe de France de Karaté Contact. Il nous raconte son quotidien partagé entre rugby et arts martiaux, clin d’œil à l’un des autres acteurs de l’aventure LOU Rugby. Hajime !*

*Interjection qui ouvre le combat et qui signifie « Commencez ! »

En tant que Responsable Commercial du LOU, raconte nous comment tu es arrivé là.

"Passionné de sports en tout genre, j'ai fait une formation qui alliait sport et marketing. A l'issue de mes études, j'ai eu la chance de pouvoir intégrer à plein temps le LOU Rugby en tant que salarié administratif et c'est ma 5ème saison au club ! Aujourd'hui , mon quotidien consiste à définir et commercialiser les produits que l'on vend aux entreprises (places VIP en avant et après match, espaces publicitaires autour du terrain, etc.). Le service commercial développe également une activité d'organisation de séminaires grâce à laquelle les entreprises peuvent louer nos espaces réceptifs au cœur du stade (Village des Partenaires, Bodéga…). Enfin, il y a toute une partie de développement de produits dérivés, plus orientée vers le marketing. Il s'agit de définir les produits que l'on va vendre à la boutique du LOU… d'où mon surnom : Monsieur Tee-shirt !"

Tu te dis passionné de sports, c'est à dire que quand ta journée au LOU se termine tu chausses les crampons pour aller, à ton tour, t'entraîner sur les terrains?

"Je suis effectivement passionné de sport, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, le rugby n'est pas mon sport de prédilection. Depuis que je suis petit j'ai touché un peu à tout : gym, plongée, voile... Je suis également un passionné de glisse… quand il n'y a pas de match à domicile, j'en profite pour m'évader à la montagne le temps d'un week-end. Il m'arrive même de m'échapper après un match pour rejoindre mes amis en station. Sinon j'ai pratiqué le tennis et le tennis de table pendant plus de dix ans car mon père était entraîneur. Mais les arts martiaux restent ma discipline favorite, celle que je pratique le plus ! Mon père m'a inscrit dans un club de karaté dès que j'ai été en âge de pouvoir me battre, j'avais 6 ans. Il voulait trouver le sport qui canaliserait mon énergie parce que j'étais vraiment insupportable ! (rires) Ça a plutôt bien marché puisque aujourd'hui je suis toujours en club.

Et tu arrives à gérer travail, vie de famille et entraînements?

C'est sûr que je m'entraîne beaucoup moins que quand j'étais étudiant ! Mais j'arrive tout de même à me libérer trois fois par semaine, ce qui est déjà pas mal. J'essaie de m'aménager des créneaux entre midi et deux, ou le soir.

Avec vingt-deux ans de karaté derrière toi, j'imagine que tu dois avoir un certain niveau…

Je suis ceinture noire depuis dix ans et je vais passer mon 3ème Dan en juin (c'est un examen technique). Sinon j'ai participé à quelques compétitions, même si dans les arts martiaux la compétition n'est pas une fin en soit. C'est un sport qui dissocie vraiment le côté compétition sportive de la dimension artistique. C'est avant tout un art martial, à savoir un état d'esprit, une philosophie.

Mais il me semble que tu as tout de même un petit palmarès !

Je ne suis pas sûr que l'on puisse vraiment parler de palmarès ! (rires). Comparé à certains de mes amis Champions du Monde ou Champions d'Europe, mon butin est assez maigre ! Je me suis contenté d'un titre de Vice Champion de France Universitaire et d'une troisième place en Championnat de France. D'ailleurs pas plus tard que le week-end dernier, je suis parti à Castres, terres de rugby… pas pour voir un match, mais pour disputer la Coupe de France de Karaté Contact (le Karaté Contact autorise les coups portés, contrairement au Karaté classique où les coups sont contrôlés). Malheureusement j'ai échoué aux portes du podium ; je perds face à celui qui deviendra vainqueur de la Coupe, dans le round de prolongation suite à un match nul ! Autant dire que ça ne s'est pas joué de beaucoup…

J'imagine qu'on garde des souvenirs très forts de ces moments de combat…

C'est certain, ce sont des émotions fortes ! Mon plus grand souvenir reste le jour où j'ai disputé un combat de Full Contact, sur un ring, en ouverture d'un Championnat du Monde. C'était hallucinant ! A delà du grand nombre de spectateurs, c'était un vrai show à l'américaine avec feu d'artifice, pom-pom girls etc. En revanche, je n'ai pas trop de mauvais souvenirs. J'ai eu la chance de ne jamais rien me casser, je n'ai jamais tué quelqu'un (rires)… en espérant que ça continue ainsi !