TETE A TETE AVEC PIERRE GICOLLET

Par Amélie Buchon le 10 janvier 2008
"Etre pilier c'est avant tout avoir un goût prononcé du duel. En entrant sur le terrain, il faut être prêt à tout casser, il faut aller chercher l'adversaire, il faut lui faire mal !"
TETE A TETE AVEC PIERRE GICOLLET
Jean-Louis Chauveau

A 5 ans, Pierre Gicollet décide de suivre la lignée familiale et fait ainsi ses premiers pas de rugbyman au club de Saint Genis Laval. "Je suis né dans une famille de rugbymen, mon père a joué pendant des années, mes frères ont suivi, il n'y avait pas de raison que je sois différent des autres !" nous explique-t-il. En effet, Mathieu, 25 ans, joue actuellement à Villefranche (Fédérale 2) au poste de pilier et Michaël, 27 ans, est 3ème ligne centre à Saint Genis Laval. Tous les trois ont grandi dans le but de devenir rugbyman professionnel et aujourd'hui Pierre n'est pas loin de son objectif…

Evoluant depuis deux ans au sein du Centre de Formation du LOU, il a figuré à quatre reprises sur la feuille de match des pro depuis le début de la saison. "Le LOU est le club où j'ai tout appris et c'est ici que j'espère commencer ma carrière professionnelle. D'ailleurs, mon objectif est de signer un contrat pro dans les deux années à venir. Je viens d'avoir 21 ans et je pense qu'il est temps de franchir ce cap!"

Son rêve ? "Faire la carrière professionnelle la plus longue et la plus intense possible, à l'image de celle Chouchou (Xavier Fiard, pilier du LOU, ndlr) !" affirme-t-il, et son gabarit semble s'y prêter! 1m85 pour 107 kg, Pierre est un garçon solide qui n'a pas peur d'aller au combat. "Je joue à un poste particulier. Etre pilier c'est avant tout avoir un goût prononcé du duel. En entrant sur le terrain, il faut être prêt à tout casser, il faut aller chercher l'adversaire, il faut lui faire mal… mais en revanche il ne faut pas avoir peur d'encaisser en retour. C'est vraiment un état d'esprit particulier ! (rires)".

Entièrement dévoué au ballon ovale, le jeune pilier n'en a pas pour autant mis de côté ses études. Diplômé d'un CAP charpente, Pierre a passé deux ans chez les compagnons pour apprendre le métier. "Pour moi le rugby est une passion, mais le jour où on ne peut plus en vivre, il faut avoir des ressources pour rebondir. Aujourd'hui s'il m'arrive quoi que ce soit, je ne suis pas perdu, j'ai un autre métier… même si évidemment j'espère bien attendre ma retraite avant de devoir y faire recourt!"